Le développement
du commerce électronique demande l'existence
d'une sécurité pour la transmission de
données et les paiements en ligne.
Le caractère
très particulier de ce nouveau mode de commercialisation
suscite cependant, un certain nombre de questions et
de préoccupations d'ordre juridique. L'essor
rapide de ces échanges à partir d'un ordinateur,
le succès du réseau informatique ouvert
" Internet ", et vraisemblablement, celui
d'autres réseaux à venir, plaident pour
que des principes de fonctionnement soient dégagés
prioritairement
En effet,
les échanges électroniques impliquent
une dématérialisation totale des relations
entre les différents acteurs économiques
(banques, commerçants, sociétés,
prestataires de services, Etats et citoyens). On peut
d'autre part relever que les messages électroniques
se substituent désormais fréquemment aux
documents sur support papier; partout ailleurs dans
les pays développés.
Ce processus donne
lieu à de multiples interrogations sur le statut
juridique des messages électronique. Lorsque
la loi exige un écrit, peuvent-ils satisfaire
à cette obligation ? Ces messages sont-ils dotés
d'une valeur probante ? Toutes signatures électroniques
peuvent-elles conférer à un message électronique
une valeur juridique
La signature électronique
peut être une réponse à ce besoin
car elle assure plusieurs fonctions - dont celles de
garantir l'authenticité et l'intégrité
des données, ainsi que l'identité du signataire.
Or l'écrit électronique, conçu
comme preuve juridique en europe, s'appui avant tout
sur la signature électronique dans le domaine
du multimédia.
La "signature
électronique sécurisée" consiste
en " une signature électronique qui utilise
outre un procédé fiable d'identification,
qui est propre au signataire, sous son contrôle
exclusif, et qui garantit avec l'acte auquel elle s'attache
un lien tel que toute modification ultérieure
de l'acte soit détectée.
Bien sur,
pour que la signature électronique soit réellement
une garantie, il faut que tout son environnement contractuel,
tant au niveau utilisateur que prestataire, soit sécurisé.
Cependant, les implications juridiques de ces montages
sont nombreuses et complexes, tant à raison de
la nouveauté de l'environnement légal
que des schémas contractuels mis en oeuvre."
D'où l'importance d'apporter un cadre législatif
et réglementaire à la signature électronique.
La signature
remplit deux fonctions juridiques essentielles : identification
de l'auteur et manifestation de sa volonté, adhésion
personnelle du signataire au contenu du document. La
plupart des pays développés sont en train
d'adapter leur cadre législatif à la signature
électronique.
L'écrit au sens traditionnel
est le titre original revêtu d'une signature manuscrite
et matérialisé dans un document papier.
De plus, quand un écrit a été rédigé,
on ne peut apporter la preuve contraire que par un autre
écrit.
Toute fois, la signature
n’est pas encore définie par la loi. Une
réforme du cadre juridique pour l'adapter à
l’utilisation de plus en plus courantes des nouvelles
technologies, parait inéluctable.
En somme,
la signature est un code numérique qui doit donner
des garanties sur l'authentification du signataire et
sur l'intégrité de la signature pendant
son transport électronique. La signature est
apposée automatiquement sur un document électronique
par un logiciel ad hoc mais activée par le seul
titulaire de la clé privée, sans autre
indication des méthodes de chiffrement à
utiliser.
Avec
la signature électronique, il sera désormais
possible d'authentifier des factures. De s'engager à
acheter un objet quelque soit sa valeur par e-mail,
de répondre aux formulaires de l'administration
via l'Internet. Bref, la prééminence du
papier paraphé main s'évanouit.
L'essor
des réseaux informatiques et de l'Internet ont
remis en cause la domination de la preuve écrite.
Et c'est bien pour accompagner «l'entrée
d'un pays dans la société de l'information»
qu'il devient urgent d'adapter le cadre législatif.
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